Pétrel plongeur

 

PETREL PLONGEUR

 

puffinure

PUFFINURES ou PETRELS PLONGEURS Pelecanoides sp.

Il existe à Kerguelen deux espèces jumelles, très semblables morphologiquement. Il s'agit du Pétrel-Plongeur commun Pelecanoides urinatrix (PPC) et du Pétrel-Plongeur de Géorgie de Sud P. georgicus (PPG). Respectivement, en Pafien, il s'agit du "Plonplon" et du "Jojo". Nous traiterons ces deux espèces ensembles.

DESCRIPTION : Envergure : 35 cm ; poids : 110 à 150 g. Petit oiseau compact, avec un corps en forme d'obus et des ailes courtes et larges. Dessus noir, dessous blanc. Pattes bleues, petit bec noir. Le PPC a les côtés de la poitrine plus sombres et les scapulaires noires (ourlées de blanc chez le PPG).

HABITAT : Bien qu'inféodés à la mer, ces oiseaux ne sont pas pélagiques, mais plutôt côtiers. En période de reproduction, fréquentent les îles subantarctiques. Le PPC niche près de la mer, à basse altitude dans la végétation dense, tandis que le PPG préfère les zones caillouteuses des plateaux pour creuser son terrier parfois loin des côtes.

DISTRIBUTION SUR KERGUELEN : En raison de leur petite taille, ces deux espèces sont très vulnérables à la prédation par les chats et les rats. La présence de ces deux mammifères conditionne celle des oiseaux. On trouve les colonies de PPC en nombre sur les îles du Golfe du Morbihan, sur la Péninsule Rallier du Baty, l'Ile Foch et les Iles Nuageuses (population totale estimée à un million de couples). Le PPG est présent partout en colonies disséminées (environ deux millions de couples).

NOURRITURE : Surtout Crustacés, avec quelques petits poissons. Plongent depuis la surface en battant des ailes sous l'eau pour se propulser jusqu'à 30 m.

REPRODUCTION : Ponte de l'œuf de novembre à décembre, éclosion en janvier-février après 50 jours d'incubation. Les poussins quittent le nid en février-mars.

COMPORTEMENT : On voit fréquemment ces deux espèces en mer, formant de grandes bandes à la surface de l'eau. Leur vol est exclusivement battu, leurs ailes courtes les rendant maladroits en l'air. Ils ne peuvent donc pas parcourir de grandes distances en peu de temps de manière économique comme les albatros. Par contre, en plongée, ils sont très habiles : on a l'impression qu'ils volent sous l'eau. A terre, ils se déplacent rapidement en courant. Les parents reviennent au nid presque tous les soirs pour nourrir le poussin.